Le Slow Shopping en ligne : s’en sortir sans sortir !

Temps de lecture : 4 minutes

Par Cécile, Responsable Editorial.

Pour une fois, on ne pourra pas nous dire « on vous avait prévenus ».

Donc, on ne veut pas entendre le « bien fait pour vous » qui, généralement, va de pair. Et s’il n’est pas dit, il est souvent pensé !

Oui, on ne peut pas vraiment dire que nous savions tous assurément que nous irions travailler un vendredi matin, sapés comme jamais, en talons hauts et grosse doudoune pour revenir quelques mois plus tard, en robe printanière et compensées aux pieds ! Et entre deux : rien !

shopping ligne cigoire

Suis-je la seule à avoir ce drôle de sentiment de sortir d’hibernation, d’avoir été télétransportée de l’hiver à l’été sans passer par la case printemps ? Etrange ce sentiment de passer de mars à mai ni vu ni connu ! Vous vous souvenez de la réplique « jour-nuit » dans le film Les Visiteurs ? (Ah oui, je vous parle d’un temps, que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître…) J’ai exactement ce sentiment de tout ou rien.

Alors j’ai rangé mes pantalons de velours côtelé et mes pulls en mohair en m’excusant platement auprès d’eux de les avoir si peu mis. D’habitude, pour me préparer à l’été, je déambule dans les rues, dans mes boutiques fétiches, je dégote ça et là de l’article bras nus et jambes à l’air. Mais là, rien !

Le changement c’est maintenant ?

Il est inévitable, et peut être, devons-nous espérer, croire même, que c’est pour le meilleur. Au début de cette période de confinement, nous n’étions pas du tout prêts à évoquer, pratiquer ou même communiquer sur la consommation. Les mots achat, vente et livraison étaient devenus des injures. Certains s’étaient même postés en première ligne pour accuser et accabler.

Avec le temps – comme pour tout – avec cette phase de digestion dont nous avons tous eu besoin (et c’est une belle chose, cela signifie que nous sommes humains avec des émotions et des ressentis à prendre en compte) c’est la réalité économique qui est revenue frapper de plein fouet.  

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Chez Cigoire, nous avons décidé de maintenir les livraisons. Elles ont été, dès le début, préparées et expédiées (parfois par notre équipe et parfois par les créateurs directement) dans un respect total des règles d’hygiène.

Certes ce n’est pas de première nécessité, en tout cas, si l’on se base sur le sens premier du terme, mais à y réfléchir, c’est rapidement devenu de première nécessité pour la continuité et l’avenir de certaines marques.

De première nécessité pour que certains puissent continuer à vivre de leur entreprise, pour que certains ne voient pas leurs années de sacrifices et d’efforts réduits en poussière.

Pour que certains ne se souviennent pas d’un printemps 2020 comme la fin d’un rêve. Survivre est bel et bien une première nécessité !

Mamie faisait de la résistance !

Pour une fois, la vieille qui sommeille en moi se doit de s’avouer vaincue. Je n’avais, auparavant presque jamais, tapoté sur mon clavier pour commander quoi que ce soit. Non, je suis de la veille école. Ce que j’aime surtout, c’est me promener dans les rues, dans les boutiques, j’aime le contact humain que l’on y trouve que l’on partage. J’aime les matières aussi : pouvoir toucher, sentir la douceur d’un article entre mes doigts ou au contact de ma peau. J’aime les odeurs : pouvoir sentir un parfum, une bougie, une épice et faire confiance à mon nez pour déclencher un achat et au-delà de cela, vivre une réelle expérience.

Et ce contact, comme un besoin, je vais devoir le modeler et trouver une alternative. Qu’on le veuille ou non, aujourd’hui, il nous faut penser, agir et consommer différemment.

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Le slow shopping depuis mon canapé

J’étais de celles qui pensaient que rien ne pouvait se transmettre à travers un écran. Pas d’émotion, pas de sensation, pas d’expérience. L’écran : encéphalogramme plat. Ces semaines m’ont prouvé le contraire. Qui l’eut cru ? La corrélation entre internet et la fast-fashion n’est plus vraie aujourd’hui et commander en ligne n’est plus uniquement associé à de la surconsommation. Même internet change ! L’offre de masse est toujours présente, certes nous n’y adhérons pas mais nous la respectons. Mais si on prend le temps de chercher, on découvre aussi sur internet, à travers des petites marques, des petites entreprises des produits responsables qui ont et offrent du sens.

C’est le pari qu’à pris Cigoire avec l’ouverture de son e-shop. Pouvoir offrir une expérience différente, pouvoir toucher un territoire plus important et un plus grand nombre. Mais même au travers de l’écran, il nous est toujours aussi essentiel de placer l’humain au cœur de nos actions, nos choix, notre raison d’être. A travers chaque page créateur, à travers les vidéos de certains d’entre eux, nous transmettons avec toujours autant d’amour et de conviction les histoires, les projets, l’ADN de chaque marque que nous vous proposons, tout comme en boutique finalement. Voilà comment humaniser la suite de notre histoire, de leur histoire à travers le digital.

Cigoire, au cœur de l’histoire !

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Et si consommer moins nous faisait allez mieux ?

Pourquoi le slow shopping is such a good idea ? 23 degrés fin mars dans le Nord, et une météo digne d’un mois d’août depuis plus de 5 semaines ! De moins en moins de neige sur les cimes, la multiplication des feux de forêts, la montée des eaux, je la fais courte, mais la liste est malheureusement longue. Le changement climatique n’est plus qu’un simple sujet. Plus qu’une réalité, une urgence.

Dans cette vie où l’on apprend depuis quelques semaines maintenant à vivre de manière « slow », il nous revient d’ancrer ce mot dans tous les chapitres de notre quotidien.

Alors le slow shopping prend tout son sens. Consommer moins mais mieux. Prendre le pari du local, du créateur, de la production en petite série. Prendre conscience de nos besoins réels et de l’absurdité de la surconsommation et de son impact gigantesque sur l’écologie. « Y’a plus d’saison ma bonne dame ! » Ben oui, la faute à qui ou à quoi ?

Libérés, délivrés … et s’adapter !

Je suis admirative de toutes les prises de paroles, actions et programmes qui ont été mis en place depuis le début de cette crise. La solidarité a été, et je l’espère, restera le maître-mot.

Et même si l’urgence n’est pas au plaisir, pourquoi ne pas allier l’utile à l’agréable ? Et pour ceux qui peuvent se le permettre, maintenons une consommation raisonnée de manière engagée.

Cela permettra à certains de survivre, à d’autres de vivre. Alors achetons pour sauver, achetons pour soutenir, achetons pour s’engager. Et si acheter devenait un acte citoyen ?

« Le désir de bien faire est un puissant moteur. Celui de faire du bien est plus puissant encore. » Michael Aguilar.

On aime vous souffler quelques idées…

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