Chapeau bas pour Marine et ses panamas de la marque Panames & Co

Jeudi matin 10h30. Le ciel est bleu. Pas n’importe quel bleu. Le bleu du Sud.

Le soleil brille. Il chauffe même déjà la peau. Il n’est que 10h30. On pourrait croire que c’est presque fait exprès pour que l’ambiance soit en rapport avec le thème. Mais promis, ce n’est pas fait exprès parce que pour le coup, la météo on n’y est pour rien.

Le chant discret des oiseaux non plus ce n’est pas fait exprès. Nous prenons la route direction Cysoing et au fur et à mesure que nous roulons, s’ouvre devant nos yeux la beauté de la campagne lilloise. 

Chapeau bas pour Marine et ses panamas de la marque Panames & Co qui a gentillement accepté de nous ouvrir ses portes et de nous parler de sa marque et de ses produits. Oui, nous avions envie d’en savoir plus sur l’origine de ces chapeaux appelés panamas. Nous lui avons soufflé l’idée de faire une vidéo. Mais Marine n’étant pas du genre à se mettre en avant, nous avons dû la rassurer et lui dire que, pour nous aussi c’était une grande première !  Et puis une de nos vocations est justement de mettre en avant les talents alors…

Le jour où tout a commencé

Créée au démarrage par 2 de ces amis, France et Cédric, c’est en janvier 2018 que Marine décide de reprendre la marque. Elle n’y connait pas grand-chose en panama mais le produit l’attire. Après réflexion, elle ose et se lance. Une belle histoire est née entre la jolie blonde du Nord et le pays aux mille visages : l’Equateur.

D’ailleurs il faut rendre à César ce qui appartient à César :  les panamas ne viennent pas du pays du même nom mais bien à l’origine d’Equateur.

 

Pour la petite histoire … Les ouvriers qui construisaient le canal du Panama portaient des chapeaux similaires. C’est en 1906, lors d’une visite officielle du président Américain Theodore Roosevelt sur le chantier, que le président fut pris en photo avec un tel chapeau. La photo fait le tour du monde et le « panama hat » devient un chapeau de luxe.

Voilà comment démarra la légende !

Mais revenons à nos moutons, enfin à nos chapeaux !

9543 km plus loin, 11h41 heures plus tard, une valise à la main et une envie débordante, Marine est allée découvrir la beauté de ce pays peu connu. Son périple l’emmène dans différentes régions, à la rencontre de sa population, une rencontre riche, entre nature et culture : la beauté de la palme et le savoir-faire des artisans.

Marine y tient, elle travaille avec des artisans locaux qui fabriquent tout à la main en respectant la tradition ancestrale.

Secret de fabrication

Il commence avec 2 mots quelque peu compliqués pour nous à prononcer ‘cardulovica palmata’ ou ‘paja toquilla’. Qué es ? Et bien il s’agit du nom des feuilles de palmiers qui sont utilisées pour fabriquer le chapeau. Les fibres de ces feuilles sont dans un premier temps séchées puis découpées en filaments de plus en plus fins selon le degré de qualité voulu. Plus les filaments sont fins, plus le tissage sera serré et le chapeau souple. Le temps de fabrication sera donc plus long et le panama forcément plus coûteux.

La fibre est séparée de l’écorce, puis bouillie pour en ôter la chlorophylle. Elle est ensuite fumée et séchée au feu de bois, dans les règles de la tradition ancestrale. Il faut 8 fibres pour amorcer la fabrication du panama. Ces dernières donnent une forme d’étoile sur le dessus de la calotte : c’est la ‘flor de vida’, la fleur de vie.

Le tissage se poursuit parfois plusieurs semaines voir plusieurs mois. Savez-vous que la fabrication d’un seul panama nécessite 30 à 50 tiges de palme, mais aussi le savoir-faire de 5 artisans différents ? 

Une fois les bords coupés, le chapeau est lavé puis séché, parfois même blanchi et passé sous presse hydraulique pour lui donner sa forme finale.

La Marine’s touch

C’est là qu’intervient la créativité de Marine. Chaque panama est fabriqué avec une petite patte sur le côté. Très utile, cela permet d’interchanger le ruban. Marine en propose des centaines. Unis, fleuris, colorés, géométriques, à plumes… le moyen parfait pour accessoiriser et coordonner toutes vos tenues : 1 chapeau mais une multitude de possibilités !

Pour le côté identitaire, c’est un pin’s « P » comme Panames que Marine appose sur chaque modèle. Il permet de maintenir en place le ruban : joli, utile et ingénieux !

Et à l’usage on fait quoi ?

Le Panama est un chapeau fragile, il faut donc en prendre soin. Pour le garder le plus longtemps possible, ne le portez pas sous la pluie et ne le mettez pas au contact de l’eau de mer ou de piscine car il risquerait de perdre sa forme !

Pour le glisser sur votre tête, prenez-le par les côtés et non par le bonnet car vous risqueriez de casser la forme moulée.

A bon entendeur…

Les panamas sont à retrouver en boutique et sur notre e-shop

“Marine, un immense merci pour ta gentillesse et ton accueil toujours chaleureux. Nous avons la chance de travailler ensemble depuis un peu plus d’un an et te côtoyer est toujours un réel plaisir. Ton sourire, ta douceur et ta générosité sont communicatifs, moi, je te tire mon chapeau !”

Cécile

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